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BONNE ANNEE SPORTIVE

Nous sommes en 2011, c’est le temps des résolutions. Mais lesquelles ? Que voulez‐vous accomplir cette année qui vous mènera vers vos rêves. Et quels sont vos rêves ?

Vos rêves sont naturellement déjà au fond de vous‐même depuis toujours. Croyez‐moi, inutile de chercher à en ajouter d’autres. Vous êtes comme le futur champion, il y a en vous cette même quête d’identité, ce désir de dépassement, d’accomplissement de soi, qui peut vous faire déplacer les montagnes.
Bien évidemment, si vous ne les connaissez pas, il vous faudra les mettre à jour car ils sont le moteur, les motivations profondes qui vous poussent à agir. Une part du travail des coaches qui s’occupent du mental, consiste à vous mettre en relation avec ces motivations profondes.

Par ailleurs il vous faudra distinguer deux sortes d’objectifs : les rêves, donc, et les objectifs représentés par les multiples tâches que vous avez à accomplir chaque jour et qui permettrons, peut‐être, d’atteindre le rêve.
La métaphore suivante illustre bien la différence : vous avez un désert à traverser pour atteindre l’oasis. Quel est votre premier objectif ? La réponse est : un premier pas, puis un second pas et ainsi de suite. Chaque pas est un objectif, l’oasis est le but.

La résolution de l’année est donc la somme d’un certain nombre de pas, ajoutés les uns aux autres pour former une étape intermédiaire, entre le premier objectif, et le but ultime du rêve.

Il y des critères incontournables pour vos résolutions en voici quelques un :
Votre résolution doit représenter un défi, un challenge qui doit être suffisamment élevé, voire difficile à atteindre afin que celui‐ci excite votre intérêt. Si vous êtes classé 15/5 au tennis, cherchez à être 15 ou 15/1 dans un an. Ou si vous êtes 18 au golf cherchez à être 10 ou moins. 
Le principe général est celui‐ci : demandez plus que ce que vous voulez car lorsque l’objectif est proche, la nature humaine à tendance à vous faire prendre moins de risque, de moins oser, ce qui à pour effet de vous rendre moins performant. Je connais un pro de tennis qui à mis sept ans pour passer de 15/3 à 15/2. 15/2 étant son objectif à atteindre pour prétendre être enseignant à l’époque, alors qu’il avait mis un an pour passer de non classé à 15/3.
Je travaille avec un joueur de tennis qui cette année s’était fixé La 150° place ATP comme objectif et qui à échoué à un match près. Je dirais même à deux points près, deux points qui ont manqués pour gagner une demi finale de challenger.

Votre résolution doit être réalisable et réaliste et malgré tout pas trop élevée.
Faisable en quelque sorte. C’est une lapalissade, si vous tentez quelque chose qui n’est pas faisable… En ce qui concerne le réalisme, même combat : il se pourrait que ce soit réalisable mais pas réaliste, auquel cas vous n’y croiriez pas et le résultat serait identique. Echec, car si l’objectif est trop haut et que vous n’y croyez pas c’est la confiance qui vous fera défaut.

Il serait bien que votre résolution soit concrète et, donc, facilement visualisable, les objectifs de classement sont flous. Il est très difficile de s’en faire une représentation.
Un des objectifs intermédiaires du joueur de tennis dont je parlais plus haut était de se situer aux alentour de la 250° place en milieu d’année. Pour rendre plus imagée cet objectif, nous l’avons transformé en : être dans le tableau des qualifications à L’US Open. Nous savions que pour en être, il fallait être dans les 250 premiers. Mais il est beaucoup plus facile d’imaginer L’US Open et tous ses à coté que de se représenter une 250° place.
Cherchez donc, une résolution qui soit visualisable car votre cerveau adore les images. L’essentiel est que vous soyez capable de vous représenter dans l’avenir ayant atteint vos objectifs.
A l’inverse, le fait pas pouvoir visualiser est souvent un signe d’un objectif auquel vous ne croyez pas.

Dernière chose, formulez positivement toutes vos résolutions, et bannissez tout objectif en « ne pas » ! Il est absurde de vouloir « ne pas quelque chose ». De plus votre cerveau ne pourra pas s’en faire une représentation imagée. Il n’y a pas d’image de ne pas.
Les sportifs qui veulent arrêter de s’énerver sur un terrain de sport, par exemple, devront rechercher ce qu’ils veulent obtenir à la place.

Bonne année