mental gagnant - publication

Publication

DU PRACTICE AU PARCOURS

Il vous est déjà arrivé de ne taper que des « I » à l'échauffement et ne plus « mettre une balle » sur le parcours ?

Pourquoi est‐ce si difficile de passer du practice au parcours ?
Imaginez que vous marchez sur une planche de 10m de long, large de 20cm, posée sur le sol sans jamais poser le pied dehors ; facile ! Maintenant, mettez la planche à 50m du sol, techniquement, il s’agit d’accomplir les mêmes gestes pourtant tout devient plus difficile. Pourquoi ?
Votre état émotionnel s’est modifié ; les conséquences de l’échec ont changé : Si vous tombez, vous êtes mort, vous n’avez donc droit qu’à un seul essai.
Au practice, après avoir frappé sans contrainte, vous arrivez au départ pour taper un seul coup. Le droit à l’erreur vient subitement de disparaître, le doute, la peur d’échouer sont montées d’un cran. Ceci génère des tensions musculaires qui vont ruiner le rythme du swing. Vous êtes en équilibre sur la planche à 50 m du sol et vous voudriez avoir le même swing qu’au practice?

A l'échauffement, taper le même club, vers la même cible, du même endroit jusqu’au moment ou vous commencez à être droit ne signifie pas que vous ayez réglé votre swing. Vous venez juste d’effectuer de subtiles compensations qui permettent d’envoyer la balle correctement avec ce club, rien d’autre. Sur le parcours chaque coup est différent et les occasions où l’on vous autorise à jouer une seconde balle sont rarement de bon augure. La question n’est donc pas : comment réussir à taper aussi bien sur le parcours qu’au practice, mais comment faire pour que l’échauffement soit aussi proche que possible de la réalité du jeu ?

Échauffez‐vous autrement,
Première solution un échauffement sans club pour commencer : votre professeur a sûrement toute une batterie de mouvement à vous indiquer pour un bon réveil musculaire. Achetez‐vous des élastiques de musculation, par exemple, c’est très efficace.

Cherchez uniquement le relâchement quand vous commencez à taper des balles.
Et faites en sorte que l’échauffement ressemble au plus près à ce que vous aurez à faire sur le parcours. Consacrez du temps à répéter votre routine. Changez de cible à chaque frappe. C’est un peu fastidieux mais le confort que donne l’enchaînement rapide des coups est illusoire : ça n’existe pas sur le parcours.

Ne jugez pas vos performances, ne préjugez pas de l’avenir. Ni négativement ni positivement. Sinon la situation au départ peut devenir problématique :
Vous n’avez pas « senti » la balle : votre confiance est détruite.
Et si vous n’avez tapé que des « I » vos attentes sont si grandes qu’elles vont vous faire surement tomber de haut.

Servez‐vous de votre imagination.
Jouez mentalement les trous du parcours qui vous attendent :
Après un coup de départ, constatez où est la balle et imaginez la distance qui reste pour atteindre le green. Jouez le coup avec le club qui convient. Vous êtes sur le green, bravo, sinon sortez un nouveau club du sac.

Sur le putting green, ne jouez qu’une seule balle. Afin d’ancrer positivement votre routine ne puttez pas au‐delà de 1 mètre. Le cerveau va créer un réflexe en assimilant la routine au fait de rentrer la balle (routine = réussite). Pour les longs putts choisissez une cible autre que le trou, un tee ou la lisière du green.

Et n‘oubliez pas, l’échauffement sert, avant toute autre, comme son nom l’indique à s’échauffer.