gerer vos emotions

Créez des post routine pour gérer vos émotions.

Il n’y a pas de personne qui naisse forte ou faible mentalement. Il y a simplement des personnes qui utilisent des systèmes de pensées qui favorisent la performance et d’autres qui utilisent des stratégies mentales peu aidantes.

Voyons d’abord ce qui ne fonctionne pas !

Imaginez, que chaque fois que la balle ne va pas à l’endroit souhaité, vous vous disiez sur un certain ton, (de préférence agacé), « Nul, je suis nul ! » ou quelque chose d’approchant. Imaginez que vous ressentiez à ce moment la, une contraction au niveau du ventre et que ce processus se répète inlassablement au cours de vos entraînements et de vos parties.

Qu'auriez-vous fait ? Vous auriez créé un magnifique conditionnement à l’échec !

Chaque fois que la phrase « Nul, je suis nul ! » résonnerai dans votre tête, ou que vous craindriez d’être « nul » vous seriez effectivement nul parce que c’est exactement ce que vous auriez programmé et vous auriez en prime, toutes les manifestations physiques indésirables. Vous seriez de plus en plus « Nul » parce que l’entraînement ne servirait qu’à progresser dans la nullité en confirmant vos ancrages qui deviendraient vite des croyances sur vous-même.

Ensuite vous diriez « Je ne suis pas fort mentalement ».

Ce qui serait faux car ce qui peut se faire dans un sens, peut également se faire dans l’autre. Si nous pouvons nous créer des ancrages, autant faire que ceux-ci soient aidants. Cela n’est pas aussi difficile qu’il n’y parait. Voila comment vous y prendre : Créez des post routines après chacun de vos coups !

Le moment où vous jugez la qualité de vos coups est crucial. Faites cela comme il se doit et vous créerez des réflexes conditionnés qui vont révolutionner votre jeu :

La routine du bon coup : quand vous réussissez un bon coup, laissez-vous envahir par l’émotion positive qui l’accompagne - plaisir, fierté, etc. - et faites quelque chose qui marque votre contentement : un geste (serrer le poing par exemple) et un mot (oui, yes, allez, bien, super, come on etc.). Ceci va renforcer l’expérience et ajouter à l’image un contenu émotionnel et sensoriel.

La routine du coup moyen : si vous estimez que votre shot est moyen. Trouvez-lui, quand même quelque chose de positif. Dites par exemple : elle est sur le fairway ou elle était très bien contactée puis refaites à blanc le coup tel que vous l’aviez programmé.

La routine du mauvais coup : si vous jouez  un mauvais coup, dites quelque chose de détaché et d’intellectuel du style : « Intéressant ! », « Tiens ? Etonnant ! », « J’ai fait ça ! Moi ? », « Cela me laisse un coup intéressant derrière », « Tout le monde rate, même Tiger ».

Bref, restez neutre, ne rentrez surtout pas dans l’émotionnel négatif.

Refaites, à blanc, le swing que vous auriez aimé avoir fait et passez à autre chose.

Pourquoi associer une émotion à la réussite et la froide raison intellectuelle aux échecs ? Parce que les expériences émotionnelles sont marquées plus fortement dans notre mémoire que les expériences ordinaires.

Nos expériences sont mémorisées et classées dans un ordre hiérarchique de la plus émotionnelle à la plus anodine. Positive ou négative, plus l’émotion liée au souvenir est forte, plus le souvenir est précis et plus il est facile de se le remémorer.

Laissez un commentaire 0 commentaires

Laissez un commentaire: